On parle de nous

"Nous souhaitons nous concentrer sur la nouvelle production créative d’aujourd’hui et surtout de demain" - Interview de Nicolas Cerisola, directeur de Sup de Création.

Sup de Création (Groupe INSEEC), seule école en France à former ensemble des concepteurs-rédacteurs et des directeurs artistiques, ouvrira à Paris en septembre 2017, tout en conservant son antenne à Lille. Elle lance également un Master of Arts à Londres, puis plus tard à Berlin et San Francisco. Quels sont les projets de cette école ? C’est son directeur délégué qui a répondu à Studyrama.

COMMENT PRÉSENTERIEZ VOUS EN QUELQUES MOTS SUP DE CRÉATION ?

Sup de Création est l’école de l’idée depuis 1988. C’est une école qui a construit sa réputation d’excellence sur la formation de créatifs d’agence. Nous formons des Concepteurs-Rédacteurs et des Directeurs Artistiques dans un cycle de programme appelé "Team Créatif".

Ce cycle court de deux ans est le plus professionnalisant du marché. La sélection des étudiants passe par un concours, gage de qualité des futurs professionnels sortant de notre école.

SUP DE CRÉATION EST UNE "MARQUE " HISTORIQUE DANS LE DOMAINE DE LA FORMATION DES CRÉATIFS. QUE VA LUI APPORTER SA REPRISE PAR SUP DE PUB ?

Sup de Création a vu son fondateur partir à la retraite après dix-sept ans à la tête de l’école cet été. L’école avait besoin d’un nouveau souffle pour rester pertinente à l’heure où les agences, les marques et les médias voient leur mode économique tendre vers le contenu. Le rapprochement avec SUP de PUB et le groupe INSEEC sont une véritable chance pour SUP de CREATION qui va bénéficier en particulier du réseau international du groupe dès l’année prochaine.

Sup de Création ouvre une nouvelle page de son histoire en se développant sur la nouvelle production créative d’aujourd’hui et surtout de demain. La dimension internationale des budgets, le digital, le storytelling, le design interactif, le motion design… avaient besoin d’être plus corrélés à la réalité du monde professionnel au sein de l’école.

Nous ouvrons ces nouvelles dimensions créatives en conservant notre ADN de l’école de l’idée. Sup de Création et Sup de Pub sont deux entités bien distinctes dont le modèle pédagogique et les objectifs de développement n’ont rien de commun.

QU’ALLEZ VOUS CHANGER DANS LES CURSUS OU DANS LA PÉDAGOGIE MISE EN ŒUVRE ?

Nous conservons tout ce qui fait la force de l’école en apportant des améliorations de contenu de programme. Notre pédagogie repose sur le projet, elle est basée sur de réels briefs d’agences ou de médias et nous souhaitons la développer vers la formation continue. Nous désirons nous rapprocher d’avantage des professionnels en créant plus de liens, plus de circulation de ces pros au sein de notre école. Nous les voulons plus impliqués au coeur de notre pédagogie, toujours plus innovante et tournée vers l’international. C’est pour cette raison que nous ouvrons à Paris en septembre 2017 tout en conservant notre antenne à Lille. Nous ouvrons également un Master of Arts à Londres, puis plus tard à Berlin, San Francisco etc...

POURRIEZ VOUS NOUS DONNER QUELQUES EXEMPLES CONCRÈTS DE RÉUSSITE DE VOS ANCIENS (JEUNES) DIPLÔMÉS ?

Nous avons depuis toujours relayé l’actualité de nos anciens qui travaillent aujourd’hui dans les plus belles agences sur de très jolis sujets. Le dernier spot Nespresso, la dernière campagne Renault, la dernière campagne virale pour Google ou Canal +… ont été conçus par des anciens étudiants de Sup de Création. Certains sont devenus directeurs de création en France mais également à l’étranger.

Notre nouveau site relaie cette actualité dans la catégorie #talenteverywhere, et ce n’est pas un vain mot. Nous sommes une école à l’esprit famille. Nos anciens étudiants deviennent nos ambassadeurs et sont investis dans la transmission de notre culture maison, qu’il me semble fondamental de ne pas renier. Le développement de l’école Sup de Création ne se fera pas au détriment de son ADN. Bien au contraire.

Sup de Création rejoint Sup de Pub et le groupe INSEEC, les teams créatifs de demain dans le viseur.

Les changements sur le marché de la communication, ça ne concerne pas que les professionnels...mais aussi les futurs professionnels. En la matière, une nouvelle devrait fortement les intéresser : la formation Sup de Création rejoint désormais Sup de Pub et le groupe INSEEC.

Et c'est reparti pour une nouvelle journée de travail, en ce jeudi matin ! Or, vous le savez, à chaque journée de travail sa nomination sur notre site, c'est devenu une tradition...ou presque ! Tant qu'il y a des nominations, il y a des news ! Il y a quelques minutes à peine, la rédaction d'Air of melty vous annonçait l'arrivée d'Edouard Level en tant que Directeur Général de Performics ainsi que la nomination de Camille Miranda et Hugo Picaper chez Monsieur SLOOP. Mais l'actualité du marché du marketing et de la communication, ce n'est pas seulement des promotions et des nominations. C'est aussi évoquer les formations qui nommeront les futurs professionnels du secteur. Et, en la matière, il y a du nouveau du côté du programme SUP de CREATION, propriété depuis plusieurs années du groupe SKEMA à Lille, et qui devient aujourd'hui la 3ème école consacrée au secteur de la communication et de la création du groupe INSEEC aux côtés de SUP de PUB et de CREA Genève.

Comme le révèle le communiqué diffusé cette semaine, "la cession de cette école a SUP de PUB a été finalisée le 15 Septembre dernier par Catherine Lespine, présidente du groupe INSEEC, et Alice Guilhon, directrice générale de SKEMA Business School". Pour le rappel, SUP de CREATION est un programme original et très sélectif, qui forme depuis 28 ans les meilleurs teams créatifs français pour les plus grandes agences conseil en communication. "Au sein du groupe INSEEC, l’école SUP de CREATION gardera son offre spécifique de programme et son mode de recrutement original", explique le communiqué. Et côté mouvement de professionnel, Nicolas Cerisola, qui a développé avec succès la filière Direction Artistique de SUP de PUB à Paris, succède à Hervé Pommier, le directeur historique de SUP de CREATION, parti à la retraite en Juillet 2016. Il travaillera sous la direction de Philippe Cattelat, directeur de SUP de PUB et d’INSEEC Digital Institute. De leur côté, Karine Strypsteen, assistante de direction & Hervé Temmerman, responsable pédagogique, assureront la gestion des programmes et l’administration de l’école qui reste basée à Lille, dans les locaux de SKEMA Business School. Les trois écoles "créatives" du groupe INSEEC collaboreront en particulier sur les programmes internationaux et proposeront, dès la rentrée prochaine, un programme commun de 5ème année spécialisé en ART DIRECTION à Londres. Le changement, c'est maintenant !

Auteur : Céline Pastezeur | 17/11/16

Nicolas Cerisola, nouveau directeur de Sup de Création

Après 17 ans passés comme formateur en création publicitaire dans les écoles supérieures de design graphique et numérique, Nicolas a pris la direction de l'école Sup de Création à la rentrée.

Auteur : Amélie Nebia | 27/09/16

24H chrono, les futurs étudiants de Sup de Création racontent leur expérience de ce concours hors norme.

Comme son nom l’indique, ce concours se déroulait sur un temps imparti de 24h durant lesquelles les élèves devaient prendre connaissance d’un brief et y répondre…24h plus tard, chaque élève avait rendez-vous pour un entretien physique dans les locaux de l’école ou via Skype afin de présenter leurs motivations et analyser le travail qui avait été effectué.

Pour en savoir un peu plus sur ce concours, nous avons été à la rencontre de 3 étudiants ayant passés le concours afin d’avoir leurs impressions sur celui-ci, pourquoi ils avaient postulé à Sup de Création et leurs conseils pour les futurs candidats au concours.

Pour nos 3 futurs étudiants, le concept du concours « 24h chrono » a globalement été très apprécié. Samuel a trouvé cela particulièrement bien adapté à une école de création. En effet, travailler dans un temps imparti, avec de courts délais est un bon entrainement à la vie en agence.

« Et bien que je ne sois pas encore CR, on dit que travailler avec des dates buttoirs serrées dans le temps est une des composantes du métier » a t-il ajouté.

De son côté, Julien a trouvé l’experience stressante. Le fait d’avoir « trop » d’idées l’a forcé à remettre son travail en cause à plusieurs reprises plutôt qu’a véritablement travailler sur la réponse au brief.

Quand nous avons demandé à William ce qu’il avait pensé de cette formule, c’est le côté original et innovant qui est ressorti. En effet, il a jugé ce type de formule bien plus pertinente qu’un simple écrit de 2h suivi d’un entretien de motivation comme nous avons l’habitude de voir dans d’autres écoles. Il s’attendait néanmoins à devoir fourni beaucoup plus de travail. La réponse au brief lui aura pris 4h seulement !

« En somme, plus intelligent qu’un écrit de 2h je trouve .. Je m’attendais à devoir fournir une plus grande quantité de travail, ça a été assez rapide finalement »

Pour Samuel qui était à l’étranger durant les périodes de concours, le fait de passer ce dernier en 24h a été une véritable aubaine : « je savais que je serai à l’étranger à ce moment là donc je me voyais mal bosser sur environ trois semaines de temps en étant en vacances (ancien système de concours), alors que le format 24h chrono était vraiment plus souple pour mon cas, bien que stressant pour ne rien vous cacher. »

Les autres étudiants quant à eux auraient passés le concours dans tous les cas, mais ont été séduits par cette nouvelle formule innovante.

Suite à leur inscription, les futurs étudiants ont chacun reçu le brief par mail. Ils ne savaient bien entendu absolument pas à quoi s’attendre. Samuel en retiendra quelque chose de très positif malgré une petite frayeur: « Mon « inspiration » est venue tout de suite. Et je me suis même dit que c’était un moment de réflexion et de challenge intéressant. Je ne m’attendais à rien étant donnée la nature toute neuve du concours. Mais je suis tombé dans le piège du sujet trop facile et j’ai du tout recommencer arrivé à la moitié du temps imparti (quand j’ai compris que j’avais mis les deux pieds dedans). À partir de là j’étais sur mes gardes en relisant le sujet encore et encore, et j’ai bien fait je pense ! »

Julien a quant à lui déclaré : « J’ai tiré une sacrée tête en découvrant le titre, « la guitare sèche c’est chiant ». Je ne m’attendais absolument pas à ça. »

Chacun retiendra néanmoins de cette expérience quelque chose de différent. Pour Samuel, le concours l’a obligé a être très attentif à chaque mot composant le brief, évitant ainsi de faire un hors sujet qui pourrait être éliminatoire.

Julien déclare quant à lui qu’il faut faire preuve d’assiduité. Durant près de 15h, il n’a cessé d’écrire, d’effacer et de réécrire ses réponses à chaque fois qu’une nouvelle idée lui traversait la tête.

Pour conclure, nous avons demandé à chaque élève comment il avait connu Sup de Création, leurs conseils pour les prochains candidats et s’ils devaient apprendre qu’une seule chose durant les prochaines années, de quoi s’agirait-il ?

De son côté, William a postulé via la recommandation d’un proche. Il conseil aux futurs participants de ne pas avoir peur des « 24h ». Pour lui, en faisant preuve de calme et de rigueur, le travail peut être effectué en 6h !

Julien quant à lui a connu l’école via les différents ghosts qui circulent sur la toile (des créations sauvages d’étudiants). Il rêve de devenir CR et suggère aux futurs étudiants de tenter leur chance car…qui ne tente rien n’a rien.

Samuel a lui été conseillé par une élèves de Sup de Création rencontrée par hasard qui grâce à son expérience en tant que CR a réussi à le convaincre de rejoindre l’école.

« Le jeu en vaut la chandelle. C’est un investissement sur l’avenir car 100% trouvent du boulot en sortant de cette école reconnue »

29/02/16

Se former à la communication et à la publicité : mieux vaut avoir un master.

Depuis longtemps parmi les plus attractifs, le secteur continue de séduire bon nombre d'étudiants. Il est vrai qu'avec ses différentes branches et modes d'exercice, il peut accueillir des profils très variés.

"Les étudiants ont parfois du mal à faire la distinction entre communication et publicité", explique Vincent Teillet, à la tête de l'agence de communication Care. La communication regroupe différentes activités (relations publiques, communication interne, événementiel…) ; la publicité est l'une de ses activités essentielles car c'est là qu'on trouve les plus grosses agences."

Pour travailler dans l'une d'elles, visez le bac+5 ; sinon, pensez aux structures plus petites, accessibles à bac+2. Mais attention, la maîtrise d'Internet et des nouveaux médias ne suffit pas à faire de vous un bon communicant. "Les étudiants se projettent facilement dans les métiers de la communication. Du coup, le secteur attire sans doute un peu trop, au regard de ce que pèse son industrie", prévient Damien Crequer, associé et fondateur du cabinet Taste.

Du côté des créatifs

Dans la pub, à bac+2, les créatifs pourront opter pour le BTS communication visuelle ou l'une des écoles privées spécialisées, comme l'Ecole supérieure de la publicité (Paris), Sup de création (Roubaix), Sup de pub (Paris, Bordeaux, Lyon) ou des écoles d'arts appliqués (ECV à Paris, Nantes, Lille, etc., Emile-Cohl à Lyon). "Nos recrues doivent être pluridisciplinaires, tant par leurs compétences que par leur regard sur le métier et manier aussi bien le Web, la vidéo que le graphisme", précise Vincent Teillet.

Commerciaux et communicants

S'il y a plus souvent des passages de commerciaux vers l'univers créatif, l'inverse se vérifie aussi. "Avec l'arrivée du Web, les frontières du métier ont bougé. Désormais, la communication via Internet n'implique plus seulement des idées graphiques, mais la création de tout un dispositif, autour de la création d'une page Facebook, par exemple", explique le responsable de l'agence Care.(…)

Faites des stages

Ainsi, Ophélie Surini est devenue consultante dans une agence de conseil média, Oxygen, après une licence de langues étrangères appliquées et un master de sciences politiques à l'université de Marne-la-Vallée. "Mais avant, j'ai fait des stages tout au long de ma formation, raconte-t-elle. J'ai ainsi travaillé au service communication-publicité de Disneyland Resort. Diplôme en poche, j'ai très vite intégré une agence de relations presse pour un CDD de six mois, où le responsable m'a formée sur le terrain." Aujourd'hui, son quotidien est composé de veille de l'actualité, rédaction de communiqués de presse à partir de messages définis avec nos clients, propositions d'informations à des journalistes ciblés, organisation d'événements, conférences et points presse… "Pour pouvoir faire un travail de qualité, je suis responsable de 3 à 4 clients à la fois, dont des Suédois et des Américains, ce qui me permet de cultiver le côté international de mon parcours."

Auteur : Gabrielle Blanchout-Busson | 03/05/11

Sup de créa forme des teams gagnants

Il y a douze ans, créer une école pour créatifs était une gageure. Alors, à Roubaix, vous imaginez! »Alain Mahieu, l'un des fondateurs de l'École supérieure de création, peut plaisanter. Aujourd'hui, des contacts réguliers avec les directeurs de création et l'arrivée de stagiaires et d'anciens élèves en agences ont porté leurs fruits. Sup de créa commence à être connue et emménage, le 4mars, dans de nouveaux locaux... à Roubaix. Les aspirants directeurs artistiques (DA) et concepteurs-rédacteurs (CR) pourront désormais apprendre leur métier dans une superbe bâtisse du début du siècle, rénovée et décorée de couleurs vives. Car telle est bien l'originalité de l'école: c'est la seule institution en France qui forme les créatifs en team.« Les gens de mots et les gens d'images, pourtant amenés à collaborer, n'étaient pas formés ensemble,explique le directeur, Hervé Pommier. Il existe des formations pour les graphistes. Mais elles ne les préparent pas forcément aux besoins de la création publicitaire. Quant aux concepteurs-rédacteurs, ils viennent des lettres modernes, de la sociologie ou du droit, et se formaient sur le tas. »Sup de créa a voulu résoudre ces deux problèmes en même temps. Depuis 1988, une vingtaine de jeunes gens sont recrutés sur concours. Les candidats sont reçus sur rendez-vous et invités à une épreuve de créativité. Outre leur imagination et leur rapidité, leur motivation est aussi testée. «Je suis de Pau. Il fallait que je sois motivé pour venir à Roubaix !»,sourit Florestan Ginestou, étudiant en première année. Pour 25000francs par an, les élèves sont ensuite formés à la conception et familiarisés avec leur futur environnement de travail, de l'annonceur à la fabrication. Ils apprennent à discuter avec des commerciaux. Des notions de sociologie, de psychanalyse et de sémiologie leur sont aussi inculquées. «On leur apprend à ouvrir les yeux, à s'intéresser à tout»,résume Hervé Pommier. Sup de créa fait d'ailleurs appel à des intervenants de tous horizons pour inciter les élèves à s'intéresser à d'autres secteurs que la création publicitaire. Le marketing direct est actuellement très demandeur de jeunes talents.

Un succès grandissant

Malgré ce souci d'ouverture, n'est-il pas paradoxal, pour des créatifs, de fréquenter une école? L'argument fait bondir Alain Mahieu, qui l'écarte d'un mot de Brassens :« Sans technique, un don n'est rien qu'une sale manie ». « Les agences n'ont plus le temps ni les moyens de former les gens sur le tas,précise Hervé Pommier.Nos élèves présentent l'avantage d'être immédiatement opérationnels, et elles l'apprécient.»Tant et si bien que deux élèves, Nadège Lescrauwaet et Coralie Protat, ont été « débauchées » de l'école dès janvier de cette année.« Quand nous sortons de Sup de créa, nous sommes prêts à l'emploi »,confirme Mehdi Baadil, qui travaille aujourd'hui en team avec Sophie Agrapart, chez Hémisphère droit. Remarqués pour une campagne Leo Burnett sur le Ketchup Heinz, Laurent Dravet et Axel Dorliac, eux aussi anciens de l'école, se souviennent qu'à leurs débuts ils s'étaient vu «tout de suite confier des responsabilités, parce que nous savions ce qu'était un brief et nous étions prêts à travailler en team ».Alain Mahieu s'en réjouit: «C'est la rançon du succès !».

18/02/2000